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Nos coups de coeur


Frankenstein
James Whale, 1931

Souvent confondu avec sa créature, Henry Frankenstein est en réalité le créateur du monstre. C’est à partir d’organes prélevés sur des cadavres que ce jeune scientifique ambitieux entreprend de recréer un homme. Son assistant bossu lui apporte la touche finale : un cerveau ayant appartenu à un criminel. Grâce à la foudre, ils parviennent à animer la créature, mais s'apercoivent vite qu'elle n'est pas apte à vivre en société. Les ennuis commencent alors...

Dans la veine des savants-fous aux inventions quasi-diaboliques, Frankenstein figure parmi les récits précurseurs de la science-fiction. A la limite du fantastique dont la science-fiction partage certains codes, Frankenstein se situe dans la mouvance des films dont le personnage principal est une créature issue d'une expérience scientifique qui a dérapé. 

Réalisée en 1931, cette version de Frankestein ouvrit à son réalisateur, James Whale le chemin de la gloire et une renommée mondiale dans le cinéma fantastique. Il réalise deux ans plus tard, toujours au sein de la firme Universal, l’acolyte spirituel du docteur Frankenstein, L’homme invisible.



2001, L'Odyssée de l'espace, 
Stanley Kubrick, 1968


2001, l'Odyssée de l'espace,
Stanley Kubrick, 1968 et
Solaris, Andreï Tarkovski, 1972

Les films de Stanley Kubrick et Andreï Tarkovski consacrent un même désir cinématographique d’appropriation du genre de la science-fiction, sous les auspices de l’art et de la philosophie. Le film du russe Tarkovski d’après Stanislav Lem, conçu comme une réponse polémique au film de l’américain Kubrick d’après Arthur C. Clarke, partage pourtant avec lui un même rythme hypnotique, un goût semblable pour les visions excédant toute clôture interprétative et un vertige commun pour l’humain affrontant ses propres limites. Or, là où Solaris s’oppose à 2001, c’est quand il privilégie au bout du cosmos la mémoire comme espace fondant les origines plutôt que l’amnésie comme césure appelant au dépassement.



Les fils de l'homme, Alfonso Cuaron, 2006

Londres 2027, une catastrophe a frappé l’humanité. Les femmes sont devenues stériles et le dernier enfant venu au monde, un jeune homme de dix-huit ans, vient d’être assassiné. L’annonce de l’extinction de la race humaine a plongé le monde dans le chaos. Des continents ont été rayés de la carte suite à des attentats répétés et des flots d’immigrants clandestins sont parqués dans des camps. C’est dans ce contexte apocalyptique que Théo Faron, un employé ministériel interprété par Clive Owen, est kidnappé par un groupuscule extrémiste dirigé par son ex-femme. Celui-ci se voit proposer une grosse somme d’argent en échange de la protection de Kee, une femme réfugiée qu’il doit accompagner de l’autre côté de la frontière. Théo apprend le réel enjeu de sa mission lorsqu’il découvre que Kee attend un enfant.

Les fils de l’homme
est une adaptation de la nouvelle éponyme de P.D. James publiée en 1993. La question de l’infertilité de l’humanité constitue la base scénaristique du film et pose la question de la raison d’être d’un monde qui ne peut pas avoir d’enfant. L’univers créé par Alfonso Cuaron est parfaitement réussi et ne manque pas de références à d’autres récits d’anticipation utilisant le futur pour questionner le présent (Soleil vert, 1984, Blade runner).



Minority report
Steven Spielberg, 2002
 

Adaptation d'une nouvelle de Philip K. Dick datant de 1956, Minority report est un film d’anticipation sur la sécurisation à outrance de la société. A Washington en 2054, John Anderton, interprété par Tom Cruise, dirige le programme Precrime destiné à arrêter des individus avant qu’ils ne commettent un crime. Cette prouesse est rendue possible grâce à un trio de Precogs, trois mutants qui ensemble possèdent un pouvoir de prescience. Cette capacité à voir dans l’avenir permet au Precrime d’éradiquer les meurtres à Washington. Mais tout bascule le jour où John Anderton apparaît dans une prédiction et se voit abattre un homme qu’il ne connaît pas. Devenu la cible de son escouade, il s’enfuit avec l’objectif de faire mentir cette prévision en se confrontant à sa future victime.

Comme une excroissance du zéro tolérance prôné par Giuliani, l’ex-maire de New York, le Precrime pose la question très actuelle de la surveillance de la société : le Precrime représente-t-il une avancée technologique pour le bien de la société, ou une menace pour la liberté individuelle ?