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Regards sur le cinéma


Les ombres projetées du film noir          

Extraits commentés

Des pavés mouillés, une rue faiblement éclairée par un lampadaire, un corps sans vie, une arme à feu encore fumante, un détective privé un peu trop fouineur : vous aurez bien sûr reconnu les indices d'un imaginaire sombre, urbain et criminel dont le cinéma a donné de mémorables illustrations. C'est le film noir, ce genre hollywoodien apparu au début de la Seconde Guerre mondiale en croisant le réalisme documentaire du policier avec les ombres de l'expressionnisme venu d'Allemagne. L'Amérique n'est plus cette vitrine chatoyante, elle est devenue comme en Europe à la même époque un cauchemar obscur peuplé de monstres ordinaires. Une sélection d'extraits vous invitera à mener l'enquête, des prémices littéraires du genre (le roman noir gothique et le polar) à l'histoire et la géographie de ses prolongements, en Europe (comme l'Italie) et en Asie (comme Hong Kong).

Samedi 29 septembre de 17h à 18h30 à la médiathèque Édouard Glissant


Serial killers

Extraits commentés



Si le cinéma est pour beaucoup dans la fascination médiatique du tueur en série, les meilleurs films  organisent le face à face des fictions délirantes (avec le serial killer) et du documentaire portant sur les méthodes scientifiques mobilisées par le profiler. L'affaire est d'ailleurs ancienne ; elle remonte, avant le succès du Silence des agneaux, aux films d'Alfred Hitchcock (Cheveux d'or) et de Fritz Lang (M le maudit) qui, dans le passage du muet au parlant, se seront frottés aux faits divers de leur temps (Jack l'Eventreur pour le premier, le vampire de Düsseldorf pour le second). Le tueur en série est tantôt l'avatar contemporain du croque-mitaine qui hante le cinéma d'épouvante de Halloween à Scream. Comme symptôme d'un malaise dans la civilisation, il serait plutôt la figure autorisant le procès d'une certaine modernité, de Monsieur Verdoux de Charlie Chaplin à Landru de Claude Chabrol en passant par Zodiac et les séries Mindhunter et Dexter.

Samedi 13 octobre de 16h30 à 18h à la médiathèque Édouard Glissant


Mois du film documentaire : Le cinéma sur le front pendant 14-18

Au moment de la commémoration du centenaire de l'Armistice, la Première Guerre mondiale constitue un moment d'Histoire dont la mémoire appartient pleinement au cinéma. Non seulement la Grande Guerre aura été depuis un siècle abondamment représentée, d'abord dans une logique propagandiste puis de manière critique, mais elle aura aussi pesé de toute son importance sur le cours même de l'industrie cinématographique, notamment sur le front des actualités.

Premier Noël dans les tranchées (2005) 
De Michaël Gaumnitz


Ce documentaire original propose de mélanger les régimes d'images et de représentations : archives épistolaires, moments reconstitués, transitions animées. Témoigner de la vie quotidienne des soldats prisonniers du bourbier à l'hiver 1914 consiste alors à faire entendre les voix racontant aujourd'hui comment les combattants auront malgré tout réussi à se rencontrer en s'émancipant des tranchées et des antagonismes nationaux.
 
Samedi 10 novembre  de 16h à 18h à la médiathèque Édouard Glissant


L'héroïne cinématogaphe (2002)  
D'Agnès de Sacy et Laurent Véray


Ce film plonge dans la matière brûlante des archives de guerre en croisant, de part et d'autre de la ligne de front, le regard respectif de deux caméramans, l'un Français et l'autre Allemand. Montrer à l'heure de la mobilisation massive des personnes et des techniques comment les images n'y auront pas échappé, c'est décrire comment elles jouent un double rôle, alimentant alors la machine de guerre des imaginaires nationaux, témoignant aujourd'hui des montages idéologiques de l'époque.

Samedi 17 novembre de 16h à 18h à la médiathèque Édouard Glissant


Halfred Hitchcock

Programmation en cours

Génie mondialement reconnu, mille fois imité et jamais égalé, Alfred Hitchcock aura brillamment illustré le genre du film noir en y imposant la force implacable de son écriture cinématographique. Des classiques instantanés comme L'Inconnu du Nord-Express, Fenêtre sur cour ou Le Faux coupable prouvent en effet que le maître du suspense, entre humour noir et précision graphique, sait arracher quelques êtres ordinaires du rêve d'une Amérique bien tranquille pour les projeter dans un monde de cauchemar où règnent méprises et leurres, chantage forcé et doubles identités. Retrouver le chemin de l'innocence oblige alors à s'aventurer dans l'enfer labyrinthique d'une culpabilité métaphysique.
Projection suivie d’une rencontre.

Vendredi 7 décembre au cinéma Louis Daquin
Tarif unique : 4 EUR